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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 16:33

Fichier:Lilith (John Collier painting).jpg 

Lilith, 1892, John Collie, Atkinson Art Gallery

 

 

 

La séductrice est vénéneuse. Belle évidemment.

 

Tête penchée sur l’épaule, elle cajole de la joue la tête de son amant, le serpent, qui lui frôle le sein de sa langue frétillante. Lèvres ourlées et brillantes de plaisir, le téton dressé, elle le caresse de ses folles et longues mèches blondes, les chevilles entravées comme pour être mieux possédée par celui qui lui remonte entre les jambes et lui entoure les reins. Il la couvre, tel un pagne, mais pas seulement …

 

Le moins que l’on puisse dire est que La Lilith de John Collier (1892) suggère le sexe. Pas une banale partie de jambes en l’air, non, il parle de l’accouplement abominable entre deux personnages maudits depuis la nuit des temps : le Diable et Lilith.

 

John Collier (1850-1934), talentueux portraitiste britannique, représente la première femme d’Adam, en pleine ère victorienne, dans une étreinte extatique avec le Prince des ténèbres.

 

Shocking !

 

A la fin du XIXème siècle, la femme victorienne est cantonnée dans son rôle de mère et de maîtresse de maison. Sans capacité juridique, pure de corps (propriété de leur mari) et d’esprit (étudier n’est pas dans leur nature, affirmait-on), cet « d’idéal féminin » est le strict opposé de Lilith, ressurgie de la fin des âges, par la littérature notamment. La résurgence de mythes oubliés est l’œuvre des Romantiques, qui transmutent Lilith en Loreley la sorcière (Clemens Brentano), génie de la nuit (Alfred de Vigny), fille aînée de Satan (Victor Hugo), ou encore prince des succubes (Berbiguier de Terre-Neuve du Thym). Goethe la décrit dans Faust, comme celle qui piège les jeunes hommes dans les filets de sa chevelure, allusion à sa sexualité dévorante.

 

Et pourtant, lorsque Dieu créa le monde …

 

"Jeune femme aérienne", telle apparaît Lilith pour la première fois dans L’Epopée de Gilgamesh, récit sumérien datant de 2000 av. J.-C. Inoffensive et "vivant dans un arbre", à l’origine, devenue "Dame du vent" ensuite, elle est baptisée "Femme de la nuit" puis "Démon femelle" (Lilith en hébreu) dans le Talmud. En quelques millénaires, elle passe du statut de déesse Mère, la Grande déesse archétypale et nourricière, à celui de femme aux serpents, dévoratrice d’enfants, avide de sexe et de sang.

 

Il pensait à l’harmonie …

Selon l’Alphabet de Ben Sira (écrit hébreu du Xe siècle), au commencement, Lilith, née de la terre comme Adam, se considère comme son égale.

A ce titre, elle refuse d’être couverte (voir la position du missionnaire) lors de leurs ébats. Rétive au désir d’ascendance de son partenaire, Lilith invoque Dieu (l’Ineffable) et des ailes lui poussent miraculeusement. Ce qui lui permet de fuir l’enfer conjugal en même temps que l’Eden. Toutefois, Adam, désormais seul, se plaint à Dieu, qui envoie trois anges à Lilith pour la calmer. L’obstinée refuse de céder et Dieu la condamne alors à voir mourir tous ses enfants. Elle erre, désemparée. Emus par son désarroi, les anges lui accordent une étrange compensation : le pouvoir de tuer les enfants des hommes.

Plus tard, elle rencontre le démon Samaël, l’épouse et s’installe dans son royaume, la Géhenne (lieu d’expiation ou autrement dit l’Enfer).

 

Désormais casée et peut-on supposer comblée, celle qui "règne mais ne gouverne pas" (surnom donné par son démon de mari à cause de sa grande intelligence) n’est pas totalement satisfaite. Car Dieu a continué son œuvre. Adam, l’esseulé, a une nouvelle compagne, Eve, fabriquée sur mesure à partir d’une de ses mâles côtes. Le premier essai n’étant pas concluant, autant se prémunir : pas d’égalité, plus de rébellion !

Or, cette Eve, douce, conciliante, docile et surtout grande génitrice devant l’Eternel est une rivale pour la stérile Lilith (dont les enfants sont condamnés, je vous le rappelle). Lilith décide donc de lui faire la peau en provoquant sa chute. On connaît la suite, le serpent tentateur, la pomme, le courroux de dieu, l’expulsion du paradis, etc. 

 

Ce qu’on ignore par contre, c’est la perversité dont fait preuve Lilith dans la mise en œuvre de son plan diabolique.

L’instigatrice incite son mari, le démon, à se déguiser en serpent afin de séduire Eve, la blonde au teint et aux yeux clairs : "Je suis Ève, la claire", selon la tradition talmudique, contrairement à Lilith, représentée en rousse, sombre de teint, aux yeux noirs ou brun foncé.

 

Une fois, le mythe rappelé de manière volontairement succincte, revenons au tableau de John Collier.

 

La beauté lovée dans le serpent est d’une blondeur incandescente, sa peau est lumineuse, claire, éclatante de blancheur. Serait-ce une Eve enchanteresse ou la Lilith perverse ? Le doute est permis, malgré le titre.

 

Ajoutons que l’objectif du démon, envoyé par son épouse, est de pervertir Eve en la possédant charnellement. La lascivité de l’ondulation du serpent autour des hanches est on ne peut plus éloquent. Mais la scène suggère-t-elle une Eve séduite par le serpent ou l’étreinte conjugale de Lilith et le démon ?

 

Précisons aussi que le serpent, condamné par Dieu a ramper (Genèse) est une possible métaphore de Lilith, la femme au corps caudal qui ne possède pas de jambes. Cet archétype ancien de l’être humain, à l’Age d’Or où l’espèce humaine dépourvue de sexe était androgyne et donc sans jambes, est habituellement figuré par un poisson ou un serpent lové sous lui-même.

 

Eve la soumise (aux chevilles entravées) succomberait-elle aux charmes du serpent, Lilith la tentatrice, dans le jardin d’Eden qui semble les entourer ? Du lesbianisme déguisé ?

 

Illusion troublante ou volonté délibérée ?

 

Dans ce jeu de miroir, de rivales, dissemblables, les images de Lilith et d’Eve semblent se superposer puis finalement fusionner. Car toutes deux ont en commun d’avoir acquis la connaissance, la sagesse, symbolisée par le serpent, qui en est le pourvoyeur. Dans la Grèce antique, le serpent figure la sagesse intuitive. La pomme de la tentation est le fruit de la Connaissance.

 

Hautement sophistiquée et riche en symboles, la vision de John Collier est loin de l’image démoniaque à laquelle les écrits hébreux ont condamné Lilith, les textes chrétiens se contentant de l’ignorer pour privilégier la figure de notre mère à tous, Eve la sage.

 

“Au début le Saint béni soit-il a créé Adam et Eve mais Eve n'était pas chair mais boue et lie de la terre, c'était un esprit maléfique. C'est pourquoi le Saint béni soit-Il l'a prise à Adam et il Lui a donné une autre Eve à sa place…“ dans le Zohar.

"Ces quatre reines des démons, Lilith, Igrat, Mahalath et Nahemah et leurs cohortes donnèrent naissance à des enfants, sauf Lilith, qui n'en porta point, mais qui est juste fornication dans le monde..." Salomon ben Abraham Adret (érudit du 13ème siècle connu sous l’acronyme RaSHbA).

 

Mais pourquoi tant de haine ?

Lilith est une femme libre, indépendante et qui refuse l’ordre établi… par les hommes. Voilà ses principaux défauts.

Véritablement libre, elle est sans attaches, sans enfants, totalement déconnectée du rôle maternel dévolu aux femmes.

Farouchement indépendante, elle n’hésite pas à contester le rôle de femme soumise (ou mise sous l’homme lors du coït) et part, quitte le paradis, sans se retourner.

La rebelle ose même affronter Dieu et l’ordre du monde tel qu’il l’a créé. Elle refuse de transiger lorsque ses émissaires, les anges, tentent l’apaisement entre les époux.

De plus, elle est intelligente, ce qu’a reconnu son second époux.

 

Libre, indépendante, rebelle et intelligente, voilà le portrait type d’une femme dangereuse. A l’instar des femmes fatales de polar, une odeur du soufre traîne dans son sillage… Ce qui a aussi pour effet d’exciter les hommes, malgré la crainte qu’elle inspire, étrange objet de désir, victime d’un ostracisme véhément.

 

Revenons à John Collier et à sa vision de Lilith.

 

Demandons-nous pourquoi sa représentation de Lilith suscite autant d’interrogations. Quelle raison a pu le pousser à réaliser un portrait aussi déroutant, équivoque, ambigu de cette figure de femme honnie ? Un évènement, une personnalité ? Quel élément déclencheur aurait pu éveiller l’intérêt du peintre ?

 

Plongeon(s) dans le passé.

 

En Angleterre, les femmes œuvrent dans les usines dès le début de la révolution industrielle.

Bien que payées au rabais car peu qualifiées, la place des ces ouvrières est source de contestation. A la concurrence déloyale qu’elles représentent pour leurs collègues masculins dans leur lieu de travail, s’ajoute la désorganisation des foyers que leur activité professionnelle génère, selon le point de vue syndicaliste de l’époque. Chacun à sa place : les femmes à la maison et les hommes au travail. En 1888, l’Association internationale des travailleurs vote, de sa propre initiative, le refus du travail des femmes car il constituerait un "principe de dégénérescence pour la race et un des agents de démoralisation de la classe capitaliste". S’ajoute à cela, l’exploitation patente dont les ouvrières sont victimes. En plus de salaires dérisoires, on leur inflige des conditions de travail déplorables : journées de travail à rallonge, amendes injustifiées et maladies provoquées par les matériaux qu’elles manipulent.

 

 

Dans ce climat oppressant, un mouvement, en cette même année de 1888, vient marquer l’histoire sociale britannique : la grève des ouvrières des manufactures d’allumettes à Londres.

L’instigatrice de ce soulèvement est Annie Besant (1847-1943), écrivain, militante socialiste et féministe de la première heure.

 

Femme d’un pasteur qu’elle quitte (fait rarissime pour l’époque), après deux accouchements douloureux et une vie domestique insatisfaisante, cette anglicane très pieuse, versée dans l’étude métaphysique, perd la foi et adhère aux thèses de la libre-pensée, vilipende les prêtres et les religions dans ses écrits et conférences.

 

Elle subit deux procès qui connaissent un écho retentissant et entachent sa réputation à jamais. Le premier pour avoir publié une apologie du contrôle des naissances et le second pour avoir perdu la garde de sa fille, le juge estimant qu’aucune femme digne de ce nom ne saurait la fréquenter au vu le caractère obscène des ouvrages qu’elle cautionne (référence au premier procès) et qu’il est inapproprié pour une lady de se défendre seule (lors des deux procès, elle se dispense d’assistance juridique). La rumeur court aussi sur d’équivoques relations professionnelles, et qu’en adepte de l’amour libre, elle serait l’amante de ses collaborateurs masculins.

Mise au ban de la société victorienne, elle poursuit pourtant son engagement politique en propagandiste du self-government pour l'Inde, s’indigne de la condition ouvrière en prônant la justice sociale et lutte pour la cause des femmes, ses procès lui ayant servi de tribune.

Elle initie un cursus universitaire en sciences, finalement interrompu car elle aurait "une mauvaise influence" sur ses condisciples. 

 

Pour l’anecdote, même un de ses tuteurs, Thomas Henry Huxley ne la soutient pas, lorsque l’université refuse de renouveler son inscription. Ce naturaliste émérite, ami de Darwin - surnommé d’ailleurs le "bouledogue de Darwin" car considéré comme le défenseur le plus farouche de la théorie de l'évolution – se rendit célèbre par sa réponse à l’évêque d’Oxford, lors d’un débat consécutif  à la publication de L'Origine des espèces (1859). A la question de l’opposant à Darwin : "descendait-il bien du singe par son grand-père ou par sa grand-mère ?", Huxley aurait répliqué qu'il "préférerait descendre d'un singe plutôt que d'un homme instruit qui utilisait sa culture et son éloquence au service du préjugé et du mensonge".

 

Thomas Henry Huxley est aussi le beau-père de Charles Collier, dont il a épousé la fille aînée, Marian, qui décèdera à Paris de pneumonie en 1887. Deux ans plus tard, Collier épousera Ethel, sa seconde fille, la plus jeune.

 

Ce libre-penseur et athée, comme Annie Besant (même s’il a désapprouvé sa supposée pratique de l’amour libre), deviendra le grand-père de Julian Huxley, théoricien de l’eugénisme et de son frère, Aldous Huxley, auteur du célèbre Meilleur des mondes (1932), qui à l’inverse le dénoncera.

 

Notons que dans sa théorie de l’évolution (terreau de l’eugénisme), Charles Darwin reprend l’apostolat malthusien (le contrôle des naissances prôné par Annie Besant appartient au néo-malthusianisme), lequel relie deux notions, sexualité et mort, toutes deux profondément associées au mythe de Lilith.

 

Mais revenons à 1888, aux allumettières de Londres et à Annie Besant.

Son article "Esclavage blanc à Londres" ("White Slavery in London"), dénonçant les monstrueux dividendes que les actionnaires tiraient du travail de ces femmes exploitées, engendra un tollé général, une campagne de presse féroce, des licenciements, puis une décision de grève soutenue financièrement par la Fabian Society, sorte de club politique de mouvance socialiste et réformatrice, qu’Annie Besant co-présidait. L’issue heureuse de cette grève (salaires augmentés, amendes supprimées et création d’un syndicat au sein de l’usine) eut un retentissement considérable dans le pays et lança la grande vague de syndicalisation qui traversa le Royaume-Uni à la fin des années 1880.

 

Plus tard, elle adhère au mouvement théosophique, abandonne le combat pour la libre-pensée et la réforme sociale mais pas la lutte politique. Métamorphosée par les thèses de Madame Blavatsky, elle s’installe en Inde, sa patrie spirituelle, en 1893.

 

Où est donc passée Lilith ?

 

Laissons Annie Besant en Inde, où elle finira ses jours et analysons sa vie sous un autre angle.

 

Encline au questionnement spirituel dès son plus jeune âge, Annie Besant se plie aux lois de la décence en épousant un pasteur, qui la viole le soir de noces, la soumet au devoir conjugal et finalement la bat car elle veut s’épargner des grossesses indésirées. Elle tourne le dos à la bienséance et le quitte.

Une femme insoumise, ça ne vous rappelle rien ?

 

Elle perd la foi et proclame publiquement son athéisme en attaquant frontalement le clergé et les religions. En oratrice de talent, ses tournées de conférences autour du thème « il n’existe nulle preuve de l'existence d'un dieu sont » sont un succès.

Une femme qui s’en prend à Dieu… tiens ! tiens !

 

Elle s’acoquine avec des libres-penseurs, des avant-gardistes par qui le scandale arrive, dérègle l’ordre du monde en haranguant les foules pour fomenter un élan insurrectionnel.

Une vraie diablesse !

 

Faut-il poursuivre ?

 

Cette innocente fille d’Eve s’avère au final dangereuse. A l’instar de Lilith, elle est libre, indépendante et refuse l’ordre établi. Malgré tous les désagréments qu’elle dut endurer, sa présence sur Terre marqua l’Histoire d’au moins deux nations. L’Angleterre, comme nous avons pu le voir, mais aussi l’Inde, où elle milita pour les droits sociaux des Indiens, alors sous le joug des Britanniques. Par son action pour le droit à l’auto-détermination du sous-continent, elle fut l’une des premières inspiratrices du mouvement d'indépendance indien.

 

Dans le fond, elle ne représente qu’un autre avatar de la Lilith hébraïque, elle-même réincarnation d’Ishtar, la Grande déesse vénérée dans l’ancienne Babylone.

 

Au long du temps et des traditions, Lilith est apparue sous différents visages (fée, nymphe, sirène, vampire, goule, harpie… ) et noms (Isis, Leila, Kali, Scylla ou Lamia), mais quelque soit son aspect (griffu, ailé ou serpentin) ses traits restent invariablement féminins. Une femme, une fille d’Eve donc.

 

Aussi, au regard du portrait du plus puissant des archétypes féminins imaginé par John Collier, peut-être s’agit-il simplement de comprendre que tant qu’Eve vivra, Lilith perdurera.

 

 

 

  

 

Pour finir, parmi l'innombrable iconographie de Lilith, voici un échantillon d’œuvres la représentant, à l’époque de John Collier, notamment sous les traits de Lamia, l’équivalent grec de Lilith.

 

 

 Lady Lilith, 1866-1968, Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), peintre britannique, membre du trio fondateur de la confrérie des Préraphaélites. Ce blog présente une  analyse très intéressante du tableau (voir tout en bas de la page)  :  http://jeveuxunerousse.com/tag/pre-raphaelite/

 

 

Lilith, 1892, Kenyon Cox, peintre et illustrateur américain (1856-1919).

 

Lilith sous les traits de Lamia et bref rappel de sa légende.

Elle fut l'amante de Zeus et encourut la jalousie d'Héra, qui tua ses enfants et égara son esprit en empêchant ses paupières de pouvoir se fermer, afin qu'elle n'ait plus de repos. Devenue folle, Lamia prit une apparence monstrueuse (buste de femme et corps de serpent) et se terra dans une caverne. Jalouse des autres mères, elle en sortait parfois pour dévorer un jeune enfant. Zeus, apitoyé, lui permit d'ôter ses yeux pour pouvoir dormir, et de les remettre à son réveil. Lamia passe parfois pour la mère de Scylla.

 

 

 Lamia, 1909, Herbert Draper (1863-1920), peintre britannique.

 

Lamia (première version), 1905, John William Waterhouse (1849-1917), peintre britannique néo-classique et préraphaélite.

Ce blog présente une  analyse très intéressante des deux tableaux  :  http://jeveuxunerousse.com/tag/pre-raphaelite/

 

Lamia (deuxième version), 1909, John William Waterhouse (1849-1917).

 

 

 

Représentations antiques de Lilith


Fichier:Lilitu.jpg

 

Bas-relief sur terre cuite, donné comme l’effigie initiale de Lilith à cause des pieds griffus et de la présence de chouettes.

 

 

Lilith protectrice, statuette sumérienne.

 

 

 

Lilith, statuette grecque ou turque.

 

 

Lilith, plaque d’argile babylonienne.

 

 

Lilith, lampe à huile de l’époque romaine.

 

 

 

Représentations de Lilith sous la forme du serpent tentateur.

 

Fichier:Folio 25v - The Garden of Eden.jpg

 

Lilith  (autour de l’arbre situé à gauche), miniature « Le Paradis terrestre» in Les Très Riches Heures du duc de Berry, 1411-1416, les Frères de Limbourg (vers 1380-1416), peintres et enlumineurs néerlandais.

 

Fichier:Hugo van der Goes 009.jpg

Lilith, vers 1475, diptyque de Vienne, Hugo van der Goes (1440-1482), peintre flamand.

 

Fichier:Hieronymus Bosch 014b.jpg

Lilith (autour de l’arbre situé à droite du lac central) dans le Paradis terrestre (aile gauche du triptyque Jardin des Délices), 1503-1504, Jérôme Bosch (vers 1453-1516).

 

Lilith (autour de l’arbre, tendant la pomme) dans La Chute de l’homme, Le Titien (1480-1576).

 

 

Lilith (autour de l’arbre, tendant la pomme) dans La Chute de l’homme, 1592, Cornelis van Haarlem (1562-1638).

 


 Lilith (autour de l’arbre) dans Adam et Eve, 1508, Raffaello Sanzio, plus connu sous le nom de Raphaël (1483-1520), peintre et architecte italien de la Renaissance.

 

 

 

D’autres exemples dans ce lien :

http://jewishchristianlit.com//Topics/AdamNeve/

 

 

 

Représentations modernes de Lilith

   

 Lilith, 1926, Abel Pann (1883-1963), illustrateur, caricaturiste, peintre de la Bible, né en Lettonie mais considéré est l'un des grands peintres modernes d’Israël, pays où il vécut une grande partie de sa vie.

 

Lilith et le Faune, Karin Boye (1900-1941) poètesse et romancière suédoise.

 

 

D’autres exemples dans ces liens :

http://www.lilithgallery.com/library/lilith/Lilith-Gallery.html

http://jewishchristianlit.com/Topics/Lilith/modPics1.html


 

 

 

Sources

 

(les liens ne sont pas directs car ça ne marche pas toujours…)

 

Au sujet du mythe de Lilith

http://www.systerofnight.net/religion/html/lilith.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lilith

http://guildelilith.forumpro.fr/t726-le-mythe-de-lilith

 

http://www.heresie.com/lilith.htm

 

   

Au sujet du mythe de Lilith et des textes hébreux

http://atil.ovh.org/noosphere/lilith.php

http://misraim3.free.fr/divers/lilith.pdf

 

Analyse psychosociologique du mythe de Lilith

http://www.cairn.info/revue-imaginaire-et-inconscient-2002-3-page-77.htm

 

Sur la grève des allumettières de Londres

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_ouvri%C3%A8res_des_manufactures_d%E2%80%99allumettes_%C3%A0_Londres_en_1888

 

Sur Annie Besant

http://fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Besant

 

 

 

 

 

 

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